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Agota Kristof est née en 1935 à Csikvand en Hongrie. Fuyant son pays d’origine en 1956, après l’écrasement de l’insurrection nationale, elle échoue en Suisse où elle vit encore aujourd’hui. Elle commence à écrire des poèmes vers l’âge de treize ans et continuera cette activité tout en travaillant dans une usine de montres près de Neuchâtel. Elle vit à présent de son métier d’écrivain.
Le Grand Cahier, son premier roman publié en 1987, a été traduit dans une trentaine de pays et a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. Il fut couronné par le prix européen de l’Adelf. En 1992, elle est récompensée par le prix Livre Inter pour le Troisième Mensonge, dernier roman de la trilogie des jumeaux (Le Grand Cahier étant le premier, La preuve le deuxième.)
Le Grand Cahier l’a propulsée très rapidement dans le monde entier, mais jamais son succès ne cicatrisera sa blessure. Pour cette femme, que rien n’est parvenu à empêcher d’écrire, même les bombes et les bruits de bottes, la littérature n’a rien d’un exercice de style : elle est la vie même.
Dans les livres d’Agota Kristof, il n’y a pas de sentiments. “ J’ai décidé ça à cause de mes poèmes. Ils étaient plein de sensibilité et de mots magnifiques. J’en ai eu assez des choses sensibles. Je voulais être seulement juste. Je me méfie du mensonge des sentiments. ”
Bibliographie :
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