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Question :
"Ne pouvons nous pas établir une nature humaine en observant les évènements qui se répètent dans le temps ? Comme les guerres... Si ils se répètent, ne sont-ils pas la manifestation d'un penchant de l'homme ?
Réponse :
- Bah si. Bon... sérieux. L'humanité est un concept. A ce titre ce concept sert à saisir la totalité unitaire (l'Homme) d'une réalité dispersée (lui là-bas, lui jadis, moi ici, eux plus tard, etc.). L'homme se manifeste : ces manifestations expriment-elles une nature profonde ? ces manifestations visibles, mesurables, sont-elles la copie fidèle de ce qui est invisible et non expérimentable (l'essence profonde, universelle) ? si oui (et je pense que oui), comment l'homme se manifeste-t-il en général ? par la guerre et par la paix, l'amour et la haine. Ah bah mince... c'est contradictoire. Il faut alors peut-être en conclure provisoirement que la nature humaine est compréhensible par sa propre contadiction manifeste et ne l'est que par un sujet pensant qui a assimilé la contradiction. Ensuite, il faut savoir ce que l'on fait de cette nature contradictoire, ce qui concerne, non plus le problème anthropologique de notre nature, mais le vaste domaine de l'action, objet de l'éthique. Restons-nous prisonniers de la contradiction ou nous faisons-nous avancer par une impulsion qui résulte du conflit entre une chose et son contraire ? Voilà rapidement. Pour + de précisions, un livre que j'avais lu en terminale :
MITSCHERLICH ALEXANDRE, L'IDEE DE PAIX ET L'AGRESSIVITE HUMAINE, Paris, Gallimard, 1970.
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